La cave du Dr Orlof

Notes en vrac

vendredi, avril 01, 2016

Lectures de mars

Le mois de mars fut riche en découvertes mais il se trouve que j’ai déjà parlé de la plupart de mes lectures précédemment ou que je réserve mes impressions pour des projets futurs. 
Essayons néanmoins de récapituler : 

9- Kikobook (2016) de Gérard Kikoïne (Editions de l’œil, 2016). 

J’ai évoqué le beau livre de souvenirs du maître de la pornographie à la française ici.

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10- Ça, c’est Choron ! (2015) sous la direction de Virginie Vernay (Glénat, 2015) 

Georges Bernier, dit le professeur Choron, fut assurément la personnalité la plus atypique de la mythique équipe d’Hara-Kiri et Charlie-Hebdo. En dépit de quelques romans-photos désopilants et de petits contes à l’humour très noirs, Choron ne fut ni écrivain (comme Cavanna, par exemple), ni dessinateur (comme Reiser, Gébé ou Cabu) et n’a pas laissé de véritable œuvre derrière lui-même s’il a tâté de tout : le théâtre (Ivre mort pour la patrie) et la chanson (une épopée retracée avec une certaine verve par Berroyer et Lefred-Thouron).
Et pourtant, en dévorant ce très beau livre, on réalise que la vie même de Choron fut une œuvre d’art, constamment provocatrice et drôle. S’appuyant sur le beau livre de souvenirs rédigés en collaboration avec Jean-Marie Gourio,  Ça, c’est Choron ! retrace l’existence haute en couleurs d’un homme qui passa par la légion puis le colportage avant de devenir le fer de lance d’une des aventures journalistiques les plus singulières de la deuxième moitié du 20ème siècle. Richement illustré, le livre nous permet de revivre l’épopée Charlie-Hebdo/Hara-Kiri et de redécouvrir le professeur dans ses œuvres. Émaillé de témoignages passionnants et de dessins hilarants (ceux de Vuillemin, en particulier), il nous permet également de redécouvrir toutes les entreprises de Choron dans le domaine de la presse après la fin d’Hara-Kiri (notamment le lancement de sa revue pour enfants Grodada).
Revenir sur la trajectoire de Choron, c’est aussi réaliser à quel point l’humour (le vrai, celui qui va de Swift à Desproges en passant par Sade, Jarry, les surréalistes et tutti quanti) a aujourd’hui régressé. Entre les youtubeuses neurasthéniques et les jeunes crétins en chemise blanche qui ne jurent que par le second degré Canal  et les blagues qui prennent bien soin de n’égratigner personne,  de ne tirer que sur des ambulances, on se dit que l’humour sans limite, anarchiste et dévastateur de Choron nous manque cruellement…

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11- Loin devant (2016) de Jérôme Leroy (L’éditeur, 2016)

J’ai parlé de ce recueil d’oraisons funèbres ici… 

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12- Le Bruit du silence (1955) de Kurt Steiner (Fleuve Noir, collection : Horizons de l’au-delà, 1979)


Un roman fantastique angoissant, au style raffiné dont je réserve la critique pour un projet consacré à la collection Angoisse du Fleuve noir. 

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13- Le Masochisme au cinéma (1978) de Jean Streff (Editions Henri Veyrier, 1978).

Il a été question de cet admirable essai ici

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14- Fasciste (1988) de Thierry Marignac (Editions ActuSF, 2015)


Dans son très beau roman Le Bloc, Jérôme Leroy mettait en scène deux prototypes d’individus ayant adhéré au parti d’extrême-droite du « Bloc » : d’un côté, le déclassé brutal n’ayant aucun horizon dans une société française dévastée par le chômage si ce n’est l’ennui et la misère ; de l’autre, l’intellectuel décadent et nihiliste, s’engageant en politique par désir de tromper son ennui. D’une certaine manière, l’anti-héros du premier roman de Thierry Marignac, Rémi Fontevrault, est un peu la synthèse de ces deux personnages. Passé par les paras, le jeune homme a le goût de l’action et de la violence et s’il choisit un parti fasciste, c’est par esprit de contradiction (nous sommes en 1983, au moment où Mitterrand amorce un virage à 180° de sa politique) et par nihilisme. Mais d’un autre côté, c’est un fils de bourgeois et un intellectuel en mal de reconnaissance. Comme certains modèles historiques (Drieu la Rochelle en premier lieu), Rémi est obsédé par le déclin de l’Europe et par une volonté romantique d’en découdre avec le monde entier. 
La force du roman, c’est le style implacable de Marignac. Ni roman noir édifiant et "citoyen" à la Daeninckx, ni pamphlet d’extrême-droite, Fasciste est le portrait glacial et tranchant d’un jeune homme en quête d’aventure. Extrêmement documenté (le livre débute au moment des grandes manifestations contre la loi sur l’école libre et Rémi côtoie les tristes individus du G.U.D), le récit tente d’offrir à son personnage nihiliste une sorte d’épopée romanesque. Marignac le précise : dix ans plus tôt, il aurait écrit un livre sur les Brigades rouges. S’il s’intéresse au développement du Front national, c’est qu’à l’époque, il s’agit d’un mouvement pestiféré et que, dans la tête de son héros, c’est le seul qui offre une possibilité d’aventure (on imagine mal, en effet, un roman qui s’appellerait Socialiste ou Républicain !). Ce parcours est dénué toute posture morale facile mais également de toute complaisance pour ce mouvement fasciste dont les méthodes sont décrites avec précision.
L’ambiguïté fondamentale de ce roman qui refuse tout point de vue sur ce qu’il décrit (Marignac dit avoir voulu écrire un vrai « ready-made » dadaïste) en fait la force noire… 

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15- Trafics de coquine (1979) de Claude Razat (Editions du Bébé noir. Collection Plaisir, 1979)


Premier roman de Jean-Pierre Bouyxou pour les mythiques éditions du Bébé noir, Trafics de coquine est sans doute son livre le plus « classique », loin des délires géniaux des Clystères de Paris ou de ses romans les plus singuliers (La Loque à terre). Nous suivons ici les aventures d’un jeune homme parti en Bolivie pour récupérer de la cocaïne et tenir le rôle de « mule ». Stéphane est accompagné par une jeune fille, la petite amie de son commanditaire, chargée de surveiller le bon déroulement des opérations. L’intrigue est construite de manière tout à fait classique : méfiance envers tout le monde une fois le couple arrivé en Bolivie, prise de contact avec les trafiquants, trahison potentielle… C’est de la littérature de gare solide, bien écrite et menée sans temps mort. Paradoxalement, ce roman le moins singulier de Bouyxou est sans doute aussi son plus personnel (d’après ses propres dires). Il ne s’agit pas de prétendre que Stéphane est l’auteur mais il est vrai qu’on retrouve des aspirations qui lui son propre, notamment dans cette manière de défendre de nouveaux rapports amoureux. Alors qu’il aime sa petite-amie qu’il a laissée à Paris, Stéphane fait l’amour avec celle qui l’accompagne mais renforce ainsi ses sentiments avec l’autre. Cet idéal libertaire, sans doute difficile à « tenir » dans la vie (parce que la jalousie et les sentiments amoureux sont des émotions qui ne se raisonnent pas), est assez touchant et fait le prix d’un roman qui annonce déjà les futures grandes réussites de Bouyxou. 

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16- L’ennemi dans l’ombre (1971) d’Agnès Laurent (Fleuve noir. Collection Angoisse, 1971)

Un thriller fantastique mâtiné de romance à l’eau-de-rose un peu fade mais dont je parlerai également pour le projet que j’évoquais plus haut. 

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17- François Truffaut (2014) sous la direction de Serge Toubiana. (Flammarion, 2014)

J’ai parlé du catalogue de cette exposition Truffaut à la Cinémathèque française ici

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18- Les Situationnistes et l’anarchie (2012) de Miguel Amoros (Editions de la Roue, 2012) 


Comme son titre l’indique, Amoros analyse ici les liens (et discordes) qui ont pu exister entre les membres de l’Internationale situationniste et le mouvement anarchiste. Avouons-le d’emblée, l’essai est parfois un peu anecdotique, notamment lorsque l’auteur présente en détail les luttes intestines au sein de la Fédération anarchiste et les conflits entre groupuscules (l’inepte Maurice Joyeux étant devenu, par exemple, un des plus réguliers contempteurs des situationnistes). De la même manière, la conclusion est un peu brutale et on pourrait reprocher à l’auteur de manquer un peu de perspectives.
L’essai est néanmoins intéressant parce qu’en partant d’une analyse de certaines thèses de La Société du spectacle où Debord évoque la question anarchiste, Amoros souligne ce qui rapproche et distingue le mouvement situationniste et l’anarchie. Si les forces vives du mouvement anarchiste (Makhno, Durutti et les illégalistes) ont intéressé Debord et son groupe, il est clair que l’IS arrive à un moment où l’anarchie se fige en idéologie fossile. On peut regretter d’ailleurs, à ce titre, que quelqu’un comme Benjamin Péret soit passé totalement à côté des forces vives situationnistes.
A travers le scandale de Strasbourg en 67 et les mouvements contestataires à Nanterre début 68, l’auteur montre les conflits et points d’accord entre les situationnistes et certains éléments issus de l’anarchie. Mais le chapitre le plus intéressant du livre est sans doute celui où Amoros analyse l’échec des situationnistes à entrer en contact avec les éléments les plus avancés (Murray Bookchin) de l’anarchie anglo-saxonne. Si, là encore, on peut trouver qu’il entre un peu trop dans les détails, il parvient à prendre un peu de hauteur et à montrer à quel point les « forces révolutionnaires » dépendent d’un contexte historique et social précis. Pour être plus explicite, il montre comment les situationnistes ont eu raison de se méfier du happening à la française (Jean-Jacques Lebel), véritable "spectacle de la rébellion" tout en ayant tort de passer à côté d’expériences similaires en Amérique, dans un contexte historique totalement différent. La démonstration est assez convaincante et si on aurait aimé qu’Amoros creuse peut-être davantage son sujet (pourquoi s’arrêter avant Mai 68 ? Pourquoi ne pas aller plus loin dans l’analyse théorique des deux mouvements ?), on peut sans hésiter se plonger dans cet essai original.

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mardi, avril 08, 2008

Bibliothèque idéale n°12 : la littérature italienne

Conversation en Sicile (1937-38) d’Elio Vittorini (Gallimard. L’imaginaire 2005)

Ayant découvert il y a peu Sicilia !, le très beau film des époux Straub ; j’avais très envie de lire le livre dont il était tiré. Heureuses coïncidences : ce récit figure à la fois dans la « bibliothèque idéale » et il est en plus édité par Gallimard dans la collection L’imaginaire (inutile de redire l’affection que je porte à ladite collection !). Elle est pas belle la vie ?

Dans un premier temps, j’ai constaté l’absolue fidélité des Straub au texte de Vittorini même si les cinéastes ont épuré une trame pourtant déjà « sèche » et sans fioriture. Dans le livre, on comprend mieux, par exemple, les raisons (même si elles demeurent assez abstraites) qui poussent le narrateur (Sylvestro) à retourner voir sa vieille mère en Sicile alors qu’il est désormais installé aux Etats-Unis (à la fois une lettre de son père qui lui annonce son départ du domicile conjugal et une volonté d’aller voir ce qui se passe en Europe en cette douloureuse fin des années 30).

Nous reconnaissons très bien les premières parties du livre (l’arrivée au port de Messine, les conversations dans le train vers Syracuse, le face-à-face avec la mère…) et je dois dire que ce fut un plaisir assez inédit que d’avoir à l’esprit les très belles images du film en retrouvant ces longues suites dialoguées. Même lu en français (je ne connais pas l’italien), j’avais l’impression de réentendre l’accent sicilien et les senteurs et lumières de cette île que les Straub ont su si bien capter.

Par contre, on réalise aussi à quel point les cinéastes ont opéré des choix dans leur adaptation pour élider tout ce que le livre peut avoir de symbolique et de métaphorique. Ils se sont concentrés véritablement sur l’aspect « minéral » de cette Sicile que montre le roman : la pauvreté des habitants, la misère des habitations frustes, les souvenirs douloureux des jours où trouver de la nourriture était difficile… De Conversation en Sicile, les Straub ont voulu faire un film universel et immémorial : ils ont donc éliminé tout ce qui dans le livre est plus précisément « daté » (les allusions à la guerre, par exemple).

A travers les mots du rémouleur (la scène reste extraordinaire, aussi bien lue que vue), le message de résistance persiste mais le livre, à la suite de ce personnage, montre bien plus clairement sa logique antifasciste et reste aujourd’hui une critique impitoyable du régime du Duce.

Au départ, Sylvestro suit sa mère dans le village où elle fait des piqûres aux habitants malades. Les scènes sont à la fois plus légères (avec ces belles femmes qui font les coquettes et refusent de se faire piquer devant Sylvestro avant d’accepter et de le troubler par la vision de cette chair nue) mais aussi plus métaphoriques. Souvent, Vittorini place ce petit peuple dans l’ombre des maisons. Le narrateur peut l’entendre mais ne le voit pas : image très belle d’un peuple souffrant dans l’ombre, sous le joug d’un régime odieux. Filant la métaphore, l’écrivain nous lance sur les traces d’une bande d’hommes qui va boire au café et discuter sur « la douleur du genre humain offensé ». Sylvestro se cuite et le temps d’une extraordinaire scène onirique, il dialogue avec son frère mort à la guerre (on n’imagine pas une scène pareille chez les Straub, cinéastes totalement « matérialistes »).

Conversation en Sicile devient alors une méditation très belle sur le sacrifice d’un peuple, sur la vacuité de donner son sang et sur cet héroïsme bidon qui ne consolera jamais les mères de la perte de leurs fils.

Le livre n’a pourtant rien d’un manifeste et s’avère beaucoup plus subtil que ça. Même si une sorte de drapeau rouge flotte à la devanture d’un drapier, cette couleur n’est que le fruit du hasard (vraiment ?). C’est surtout un hommage émouvant à des gens de peu qui souffrent en silence et qui seront, d’une manière ou d’une autre, les éternels sacrifiés.

Un beau livre de résistance, en somme…

NB : Question rituelle : qui me conseillez-vous comme auteur italien pour poursuivre notre bibliothèque idéale ? (pour ma part, j’aime beaucoup les quelques contes que j’ai lus de Boccace, Le héron de Bassani et les nouvelles fantastiques de Buzzati)

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dimanche, juin 24, 2007

Déjà mort

Le héron (1968) de Giorgio Bassani (Gallimard. L’imaginaire. 2005)

En achetant ce livre, j’ai réalisé, non sans une certaine honte, n’avoir pratiquement jamais lu aucun livre italien si j’excepte les nouvelles de Buzzati que je dévorais étant jeune. Giorgio Bassani serait d’ailleurs resté un parfait inconnu si je ne m’étais rendu compte, en jetant un œil sur sa bibliographie, que j’avais vu le film que De Sica tira de son Jardin des Finzi-Contini.
Le héron retrace un dimanche ordinaire de la vie Edgardo Limentani, grand bourgeois de Ferrare désabusé qui décide de partir à la chasse au gibier d’eau. Des préparatifs jusqu’à son retour chez lui, l’auteur s’attache à suivre l’évolution d’une conscience qui prend peu à peu la mesure de l’inanité de son existence.
Comme dans le poème de Baudelaire l’albatros, l’oiseau qui donne son titre au roman est une figure métaphorique. Lors de la partie de chasse, Edgardo assiste aux dernières minutes d’un héron, bestiole pataude et impropre à être mangée. L’homme qui l’accompagne lui assure qu’un héron ne retrouve un peu d’intérêt et de majesté qu’empaillé dans un salon.
Edgardo est un «héron », un homme d’un autre temps, un survivant d’un monde ancien, une relique que l’on conserve comme signe d’un prestige révolu. Il représente cette grande bourgeoisie italienne (plus particulièrement celle de Ferrare à laquelle Bassani s’est attachée tout au long de son œuvre) en pleine décadence au sortir de la guerre, laminée par les vagues successives du fascisme et du communisme qui lui succéda après-guerre.
A travers le portrait de cet homme terne, vieillissant et totalement «inutile » (il a été dépossédé de ses terres au profit de sa femme qu’il ne peut plus supporter), l’auteur restitue un climat de déliquescence et de fin d’un monde. Sur Edgardo pèse le poids de sa famille mais également le poids d’une société qui n’en a pas fini avec son passé (l’épisode fasciste qui remonte à la surface en la personne de l’hôtelier avec qui Edgardo, bourgeois juif, entretient une relation ambiguë) et dont l’avenir semble bouché (les menaces que font peser sur lui les ouvriers communistes).
Quelque chose de lourd pèse sur ce livre, la même lourdeur qui tourmente les intestins du «héros » et dont il n’arrive pas à se débarrasser (si je souligne ce fait trivial, c’est que Bassani y revient plusieurs fois). Mais cette lourdeur ne se ressent absolument pas dans le style de l’écrivain qui parvient à captiver en s’intéressant à de tous petits faits anodins qui s’emboîtent comme les pièces d’un puzzle et finit par révéler un tableau complexe des mutations d’une société à partir des atermoiements d’une simple conscience (pour caricaturer, on pourrait dire que Le héron se situe entre Virginia Woolf et Kafka)
Le livre est pessimiste et s’inscrit aussi dans un certain courant existentialiste assez caractéristique de l’après-guerre («et comme on se sentait bien, sur-le-champ, à la seule pensée d’en finir avec tout ce monotone train-train, manger et déféquer, boire et uriner, dormir et veiller, bouger et rester immobile, en quoi consistait la vie ! ») qu’on pourra juger un peu vieilli.
Pourtant, la richesse de cette analyse psychologique et la capacité de l’écrivain à l’inscrire dans un contexte plus global m’ont fortement donné envie de découvrir d’autres romans de Giorgio Bassani…

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