La cave du Dr Orlof

Notes en vrac

dimanche, mai 01, 2016

Lectures d'avril



Et c’est parti pour un petit panorama de mes lectures d’avril.

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19- Je suis la brume (1974) de Pierre Suragne (Fleuve Noir. Collection Angoisse, 1974) 


Comme je le disais dans ma note précédente, je réserve mes chroniques sur les livres de la collection Angoisse pour un projet à venir. Contentons-nous de souligner que ce roman du jeune Pierre Pelot séduit par son atmosphère poisseuse et étrange. 

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20- Andromaque, je pense à vous ! (2011) de Jaime Semprun (L’encyclopédie des nuisances, 2011) 


Il s’agit moins d’un ouvrage de Jaime Semprun que d’un ensemble de fragments compilés après sa mort en 2010. Le texte qui donne son titre au livre est un hommage de Semprun à sa mère à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition. On y retrouve le style étincelant et mélancolique du grand essayiste et pamphlétaire. Suivent des Notes sur des tableaux qui devaient servir de préface à une monographie sur le peintre Pascal Vinardel et des notes passionnantes pour un essai sobrement intitulées Pourquoi il n’y a pas d’art contemporain. Quelques aphorismes cinglants comme « Il n’y a pas d’art social. La teneur artistique s’évapore dans l’art socialement dirigé » ou « Il est bon d’entrer dans la vie l’insulte à la bouche… » font regretter amèrement que Semprun n’ait pu mener son projet à bien… 

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21- Relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse à l’occasion de l’extension des lignes du TGV (1991) (L’Encyclopédie des nuisances, 1998) 


En guise de postulat, rappelons que toutes les publications de L’Encyclopédie des Nuisances méritent d’être lues. Même si ce court texte fut édité, à l’origine, sous forme de brochure à l’occasion d’un événement bien précis (l’extension des lignes du TGV), il n’a pourtant rien perdu de son acuité dans la mesure où il dénonce les aménagements autoritaires de l’état et la soumission de plus en plus oppressante de l’individu à l’ordre industriel. Du TGV à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, rien n’a changé !
Au-delà de la dénonciation ponctuelle d’une manifestation éclatante de ces nuisances, le pamphlet est une remise en question particulièrement percutante d’une société industrielle qui organise chaque « moment » de la vie de l’homme aliéné : « Les salariés perdent leur temps à gagner leur vie, et les consommateurs perdent leur vie à gagner du temps. ». A ce « despotisme de la vitesse » et à la séparation de plus en plus effective de l’individu, les auteurs opposent dans la lignée des théories situationnistes une réappropriation du temps vécu : « Quant à la seule croissance qui mérite qu'on s'y arrête, c'est celle, qualitative, de l'existence humaine, la seule qui permette de sortir de cette obscure préhistoire économique.»

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22- 15 ans de cinéma suédois contemporain (2015) d’Aurore Berger Bjursell (Stilkr, 2015) 


Je dirais de l’essai d’Aurore Berger Bjursell qu’il n’a qu’un défaut : celui de renvoyer le lecteur à son inculture crasse en matière de cinéma suédois contemporain. Du coup, je dois avouer que les parties consacrées à des films précis sont un peu moins intéressantes dans la mesure où il n’est pas forcément évident de saisir les références à des films qu’on n’a pas vus. En revanche, la grande réussite du livre, c’est de donner une grande envie de se plonger dans cette cinématographie relativement mal connue en France où l’on en est resté à quelques grands noms (Sjöström, Stiller, Bergman…) et à quelques figures de la « nouvelle-vague suédoise » (Widerberg, Sjöman…).
Aurore Berger Bjursell nous propose un panorama très complet et très instructif de cette cinématographie, notamment en analysant les structures étatiques qui régissent ce cinéma et  en étudiant ses particularités locales (chapitre passionnant).
De la même manière, plutôt que de proposer une analyse détaillée des œuvres, l’auteur regroupe avec un bel esprit de synthèse les thèmes principaux du cinéma suédois et les différents genres abordés, des films pour la jeunesse aux polars dont la réputation est arrivée jusqu’à nous.
Un essai indispensable, donc, pour ceux qui voudrait tout connaître de l’évolution du cinéma suédois d’aujourd’hui. 

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23- François Mitterrand : sa vie est un roman (2015) de Jean-Pierre Bouyxou (Chêne. Paris-Match 2015) 


A l’occasion des 20 ans de la mort de Mitterrand, Paris-Match a sorti ce beau livre consacré à l’ancien président de la République. Pour Jean-Pierre Bouyxou qui signe les textes, c’est assurément un travail de commande mais il s’acquitte de la tâche avec beaucoup de talent. Il retrace le parcours assez chaotique de l’homme, de son enfance à ses deux septennats en passant par les zones sombres de sa jeunesse (la francisque), son arrivisme politique et sa double-vie amoureuse. Pour ma part, je n’ai pas la moindre sympathie pour François Mitterrand et c’est donc avec un peu d’appréhension que j’abordai ce livre. Mais Bouyxou n’est pas plus mitterrandien et évite avec malice les pièges de l’hagiographie. Tout en soulignant parfois les mesures qui font honneur à l’ancien président (la dépénalisation de l’homosexualité, l’abolition de la peine de mort…), il parvient à égratigner l’image du politicard cynique, menteur et opportuniste que fut aussi Mitterrand. Superbement illustré (« le choc des photos », bien entendu), ce beau livre réjouira à la fois les admirateurs de l’homme (mais en reste-t-il ?) tout comme ses adversaires (car, après tout, c’est aussi un demi-siècle de l’Histoire de France que retrace aussi Bouyxou).

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24-  Ciné à mateurs (1980) de Claude Razat (Editions du Bébé Noir. Collection Plaisir, 1980) 


Deuxième roman de Jean-Pierre Bouyxou écrit pour les éditions Bébé Noir et première franche réussite de l’auteur qui va ensuite enchaîner les petits chefs-d’œuvre. Dans Ciné à mateurs, un journaliste d’extrême-droite, Sidoine Aubry, se rend sur le plateau d’un film pornographique pour y effectuer un reportage. Il se trouve que ce triste sire, chevalier d’un ordre moral malmené, est également un épigone de Mark Lewis, le cinéaste tueur du chef-d’œuvre de Michael Powell Peeping Tom. Avec beaucoup d’adresse, le livre mêle deux registres : d’une part, une évocation amusée et extrêmement vivante des plateaux des films pornos en cette fin des années 70 ; de l’autre, une intrigue criminelle avec tueur en série et « snuff movie » qui évoque l’univers du giallo (les meurtres, particulièrement sanglants, sont effectués à l’arme blanche).
Bouyxou connaît parfaitement l’univers du cinéma porno : outre le fait qu’il a tourné deux films de ce genre (très recommandables, entre parenthèses), il fut longtemps l’assistant de Jean Rollin qui apparaît ici sous le patronyme transparent de Michel Radin (« Michel » comme Michel Gentil, le pseudonyme que le cinéaste adopta pour tourner ses pornos, « Radin » comme le péché mignon proverbial du cinéaste). Petite anecdote rigolote : Bouyxou a laissé passer une coquille et appelle son personnage Jean Radin à la page 60 du roman ! Les spécialistes reconnaîtront également quelques figures du cinéma pornographique parmi les acteurs qui peuplent ce roman (j’ai cru reconnaître un portrait peu flatteur de Barbara Moose). Mais ce qui séduit surtout, c’est ce mélange de bonne humeur, d’esprit libertaire et séditieux qui semble régner sur le plateau. On baise pour de l’argent et les films sont tournés dans des conditions désastreuses mais il surnage pourtant un doux parfum d’utopie et de volonté d’assouvir ses désirs. Le regard de Bouyxou sur ce petit monde est à la fois tendre, lucide et amusé. Ce décor lui permet également d’introduire les scènes hard du roman pour satisfaire aux cahiers des charges de la collection sans pour autant qu’elles paraissent plaquées artificiellement. Et l’intrigue policière lui permet également de railler avec beaucoup d’humour les contempteurs de la pornographie, toujours prompts à y voir le déclin d’une civilisation et à fantasmer un cinéma où l’on tuerait vraiment devant la caméra les acteurs (on rappelle que l’existence des « snuff movies » n’a jamais été avérée).
Si la scène finale est plutôt fruste, bien dans la tradition de ce « polar de gare » que Bouyxou a toujours défendu, elle vient en toute logique conclure un roman très réussi et parfaitement jubilatoire. 

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25- La Clinique de la mort (1974) de Dominique Rocher (Fleuve Noir, Collection Angoisse, 1974)


Un roman qui lorgne davantage sur le thriller à la Agatha Christie que sur le fantastique. Mais nous en reparlerons plus tard…

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vendredi, avril 01, 2016

Lectures de mars

Le mois de mars fut riche en découvertes mais il se trouve que j’ai déjà parlé de la plupart de mes lectures précédemment ou que je réserve mes impressions pour des projets futurs. 
Essayons néanmoins de récapituler : 

9- Kikobook (2016) de Gérard Kikoïne (Editions de l’œil, 2016). 

J’ai évoqué le beau livre de souvenirs du maître de la pornographie à la française ici.

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10- Ça, c’est Choron ! (2015) sous la direction de Virginie Vernay (Glénat, 2015) 

Georges Bernier, dit le professeur Choron, fut assurément la personnalité la plus atypique de la mythique équipe d’Hara-Kiri et Charlie-Hebdo. En dépit de quelques romans-photos désopilants et de petits contes à l’humour très noirs, Choron ne fut ni écrivain (comme Cavanna, par exemple), ni dessinateur (comme Reiser, Gébé ou Cabu) et n’a pas laissé de véritable œuvre derrière lui-même s’il a tâté de tout : le théâtre (Ivre mort pour la patrie) et la chanson (une épopée retracée avec une certaine verve par Berroyer et Lefred-Thouron).
Et pourtant, en dévorant ce très beau livre, on réalise que la vie même de Choron fut une œuvre d’art, constamment provocatrice et drôle. S’appuyant sur le beau livre de souvenirs rédigés en collaboration avec Jean-Marie Gourio,  Ça, c’est Choron ! retrace l’existence haute en couleurs d’un homme qui passa par la légion puis le colportage avant de devenir le fer de lance d’une des aventures journalistiques les plus singulières de la deuxième moitié du 20ème siècle. Richement illustré, le livre nous permet de revivre l’épopée Charlie-Hebdo/Hara-Kiri et de redécouvrir le professeur dans ses œuvres. Émaillé de témoignages passionnants et de dessins hilarants (ceux de Vuillemin, en particulier), il nous permet également de redécouvrir toutes les entreprises de Choron dans le domaine de la presse après la fin d’Hara-Kiri (notamment le lancement de sa revue pour enfants Grodada).
Revenir sur la trajectoire de Choron, c’est aussi réaliser à quel point l’humour (le vrai, celui qui va de Swift à Desproges en passant par Sade, Jarry, les surréalistes et tutti quanti) a aujourd’hui régressé. Entre les youtubeuses neurasthéniques et les jeunes crétins en chemise blanche qui ne jurent que par le second degré Canal  et les blagues qui prennent bien soin de n’égratigner personne,  de ne tirer que sur des ambulances, on se dit que l’humour sans limite, anarchiste et dévastateur de Choron nous manque cruellement…

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11- Loin devant (2016) de Jérôme Leroy (L’éditeur, 2016)

J’ai parlé de ce recueil d’oraisons funèbres ici… 

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12- Le Bruit du silence (1955) de Kurt Steiner (Fleuve Noir, collection : Horizons de l’au-delà, 1979)


Un roman fantastique angoissant, au style raffiné dont je réserve la critique pour un projet consacré à la collection Angoisse du Fleuve noir. 

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13- Le Masochisme au cinéma (1978) de Jean Streff (Editions Henri Veyrier, 1978).

Il a été question de cet admirable essai ici

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14- Fasciste (1988) de Thierry Marignac (Editions ActuSF, 2015)


Dans son très beau roman Le Bloc, Jérôme Leroy mettait en scène deux prototypes d’individus ayant adhéré au parti d’extrême-droite du « Bloc » : d’un côté, le déclassé brutal n’ayant aucun horizon dans une société française dévastée par le chômage si ce n’est l’ennui et la misère ; de l’autre, l’intellectuel décadent et nihiliste, s’engageant en politique par désir de tromper son ennui. D’une certaine manière, l’anti-héros du premier roman de Thierry Marignac, Rémi Fontevrault, est un peu la synthèse de ces deux personnages. Passé par les paras, le jeune homme a le goût de l’action et de la violence et s’il choisit un parti fasciste, c’est par esprit de contradiction (nous sommes en 1983, au moment où Mitterrand amorce un virage à 180° de sa politique) et par nihilisme. Mais d’un autre côté, c’est un fils de bourgeois et un intellectuel en mal de reconnaissance. Comme certains modèles historiques (Drieu la Rochelle en premier lieu), Rémi est obsédé par le déclin de l’Europe et par une volonté romantique d’en découdre avec le monde entier. 
La force du roman, c’est le style implacable de Marignac. Ni roman noir édifiant et "citoyen" à la Daeninckx, ni pamphlet d’extrême-droite, Fasciste est le portrait glacial et tranchant d’un jeune homme en quête d’aventure. Extrêmement documenté (le livre débute au moment des grandes manifestations contre la loi sur l’école libre et Rémi côtoie les tristes individus du G.U.D), le récit tente d’offrir à son personnage nihiliste une sorte d’épopée romanesque. Marignac le précise : dix ans plus tôt, il aurait écrit un livre sur les Brigades rouges. S’il s’intéresse au développement du Front national, c’est qu’à l’époque, il s’agit d’un mouvement pestiféré et que, dans la tête de son héros, c’est le seul qui offre une possibilité d’aventure (on imagine mal, en effet, un roman qui s’appellerait Socialiste ou Républicain !). Ce parcours est dénué toute posture morale facile mais également de toute complaisance pour ce mouvement fasciste dont les méthodes sont décrites avec précision.
L’ambiguïté fondamentale de ce roman qui refuse tout point de vue sur ce qu’il décrit (Marignac dit avoir voulu écrire un vrai « ready-made » dadaïste) en fait la force noire… 

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15- Trafics de coquine (1979) de Claude Razat (Editions du Bébé noir. Collection Plaisir, 1979)


Premier roman de Jean-Pierre Bouyxou pour les mythiques éditions du Bébé noir, Trafics de coquine est sans doute son livre le plus « classique », loin des délires géniaux des Clystères de Paris ou de ses romans les plus singuliers (La Loque à terre). Nous suivons ici les aventures d’un jeune homme parti en Bolivie pour récupérer de la cocaïne et tenir le rôle de « mule ». Stéphane est accompagné par une jeune fille, la petite amie de son commanditaire, chargée de surveiller le bon déroulement des opérations. L’intrigue est construite de manière tout à fait classique : méfiance envers tout le monde une fois le couple arrivé en Bolivie, prise de contact avec les trafiquants, trahison potentielle… C’est de la littérature de gare solide, bien écrite et menée sans temps mort. Paradoxalement, ce roman le moins singulier de Bouyxou est sans doute aussi son plus personnel (d’après ses propres dires). Il ne s’agit pas de prétendre que Stéphane est l’auteur mais il est vrai qu’on retrouve des aspirations qui lui son propre, notamment dans cette manière de défendre de nouveaux rapports amoureux. Alors qu’il aime sa petite-amie qu’il a laissée à Paris, Stéphane fait l’amour avec celle qui l’accompagne mais renforce ainsi ses sentiments avec l’autre. Cet idéal libertaire, sans doute difficile à « tenir » dans la vie (parce que la jalousie et les sentiments amoureux sont des émotions qui ne se raisonnent pas), est assez touchant et fait le prix d’un roman qui annonce déjà les futures grandes réussites de Bouyxou. 

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16- L’ennemi dans l’ombre (1971) d’Agnès Laurent (Fleuve noir. Collection Angoisse, 1971)

Un thriller fantastique mâtiné de romance à l’eau-de-rose un peu fade mais dont je parlerai également pour le projet que j’évoquais plus haut. 

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17- François Truffaut (2014) sous la direction de Serge Toubiana. (Flammarion, 2014)

J’ai parlé du catalogue de cette exposition Truffaut à la Cinémathèque française ici

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18- Les Situationnistes et l’anarchie (2012) de Miguel Amoros (Editions de la Roue, 2012) 


Comme son titre l’indique, Amoros analyse ici les liens (et discordes) qui ont pu exister entre les membres de l’Internationale situationniste et le mouvement anarchiste. Avouons-le d’emblée, l’essai est parfois un peu anecdotique, notamment lorsque l’auteur présente en détail les luttes intestines au sein de la Fédération anarchiste et les conflits entre groupuscules (l’inepte Maurice Joyeux étant devenu, par exemple, un des plus réguliers contempteurs des situationnistes). De la même manière, la conclusion est un peu brutale et on pourrait reprocher à l’auteur de manquer un peu de perspectives.
L’essai est néanmoins intéressant parce qu’en partant d’une analyse de certaines thèses de La Société du spectacle où Debord évoque la question anarchiste, Amoros souligne ce qui rapproche et distingue le mouvement situationniste et l’anarchie. Si les forces vives du mouvement anarchiste (Makhno, Durutti et les illégalistes) ont intéressé Debord et son groupe, il est clair que l’IS arrive à un moment où l’anarchie se fige en idéologie fossile. On peut regretter d’ailleurs, à ce titre, que quelqu’un comme Benjamin Péret soit passé totalement à côté des forces vives situationnistes.
A travers le scandale de Strasbourg en 67 et les mouvements contestataires à Nanterre début 68, l’auteur montre les conflits et points d’accord entre les situationnistes et certains éléments issus de l’anarchie. Mais le chapitre le plus intéressant du livre est sans doute celui où Amoros analyse l’échec des situationnistes à entrer en contact avec les éléments les plus avancés (Murray Bookchin) de l’anarchie anglo-saxonne. Si, là encore, on peut trouver qu’il entre un peu trop dans les détails, il parvient à prendre un peu de hauteur et à montrer à quel point les « forces révolutionnaires » dépendent d’un contexte historique et social précis. Pour être plus explicite, il montre comment les situationnistes ont eu raison de se méfier du happening à la française (Jean-Jacques Lebel), véritable "spectacle de la rébellion" tout en ayant tort de passer à côté d’expériences similaires en Amérique, dans un contexte historique totalement différent. La démonstration est assez convaincante et si on aurait aimé qu’Amoros creuse peut-être davantage son sujet (pourquoi s’arrêter avant Mai 68 ? Pourquoi ne pas aller plus loin dans l’analyse théorique des deux mouvements ?), on peut sans hésiter se plonger dans cet essai original.

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